Aujourd’hui j’ai bu un très bon thé.
Demain, ou après-demain, deux nouveaux disques seront prêts à la consommation. Et puis, bien sûr, il y a le livre aussi. De plus le disque de Unklar sera enregistré en décembre !
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Nous accueillons un nouveau groupe, nicolas stephan « Unklar »
Un nouveau disque du groupe Ars circa musicae est en mixage actuellement et notre nouvel album cherche un Label…

Actualités / news

Le livre-disque « de la violence dans les détails » sortira courant 2017, en courant. Les choses avancent… Un livre, ça se fabrique...

Concerts

// Nicolas Stephan « Unklar » - 14/12 - 20h @ Atelier du plateau (5 rue du plateau, métro Jourdain) //

De la violence dans les détails

Un homme se retrouve dans un pub, et ne sait pas pourquoi. Il n’a presque aucuns souvenirs, des bribes de mémoires et un nom qu’il choisit. L’histoire commence à peine qu’elle se brise aussitôt. De la violence dans les détails est un livre, un disque, du son et des mots qui n’ont en commun que leur manière d’être ensemble, boiteuse. Une démarche ou se questionne les états d’écritures plus que leurs sujets. La musique est construite au fil des envies, pour des orchestres allant du solo à un ensemble de 13 musiciens. On y croisera pêle-mêle Théo Girard (contrebasse), Antonin Rayon (piano), Anne Palomeres (danse sonorisée), un Quintet à corde formé de Johan Renard, Youri Bessière, Cyprien Busolini, Julien Grattard, et Benjamin Body, Julien Desprez et Csaba Palotai (guitares) Sébastien Brun (batterie), julien Rousseau et Brice Pichard (trompettes), Fidel Fourneyron (trombone), Pierre Alexandre Tremblay (basse). Les personnages du roman, eux, ne portent que peu de noms, ils sont des suggestions. Cecil Lehonard, sorte de héros encombré, se raconte, pendant qu’on nous parle de quelqu’un d’autre… et que l’histoire construit comme un triangle de Penrose, une impossible réalité.
Livre, compostions et saxophone Nicolas Stephan
Enregistrement et mixage
Ben Gilg et Louise Bardet
Conception de l’objet Xavier Wrona
Graphisme Sébastien Marchal et Anaïs Enjalbert
Suivi artistique et réalisation
Jeannot Salvatori

Après une recherche infructueuse d’éditeur(s) pour ce projet, nous nous lançons dans la fabrication du livre/disque/album. D’ici peu nous pourrons le présenter au monde.
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Dormir

« 
Un homme engourdi se mélange les membres dans un lit en sueur. Il y a, ou il n’y a pas, une nuée de feuilles de papier gribouillées sur le sol. Elles sont ou ne sont pas éparpillées jusque dans le lit, à protéger l’homme qui ne dort pas. Lui servir de cache-sexe face à vos yeux voyeurs et affamés.

Les yeux grand ouverts. Fixes. Agrippés à un point abstrait sur le mur. S’accrochent. Les membres deviennent indépendants. Chacun se découvrant une vocation personnelle.Un monde de l’infiniment grand qui s’ouvre et s’étend encore. De l’infiniment lent. Avec la certitude qui apparaît. Ce silence ne sera pas un lieu de sommeil. Là où les autres dorment, tu ne dors pas. Et ce royaume est le tien. La rage se mêle à une sorte de plaisir coupable. On reste à ce stade ultime de conscience voilée. Plombée. Une fatigue de plomb. C’est ça. Le corps vit une vie indépendante finalement bien méritée. Les échafaudages de ta logique intègrent les théories quantiques sans les maîtriser, le cerveau forme des escaliers à la Escher. Le temps est un autre temps. C’est le moment où tu peux prendre le temps juste. Une matière préhensible, concrète, face à laquelle pour une fois tu es maître. Plaisir coupable. Et naissance de la colère. Fatigue de plomb. Le corps si lourd, et cette frontière sur laquelle tu funambules. L’à-cheval avec la mort joyeuse et cotonneuse. À pleins galops. Et lentement. Cette colère est sourde. Grouillante. Mais les efforts sont vains. Le yo-yo commence à onduler. Il forme des lignes de plus en plus longues, extravagantes, plongeant toujours plus bas puis s’élevant plus haut. Et ça siffle. Des vagues de colère, un cercle qui va de la conscience au corps en un pouls irrégulier. Toutes les choses du corps s’altèrent. Les lignes se courbent. La vision se noie, le souffle se fraie un chemin dans les méandres de parois nasales devenues mobiles et labyrinthiques. Le rêve est éveillé. Loin du fantasme romantique dans lequel celui qui ne dort pas est un surhomme, pour lequel la nuit est un lieu paisible où le travail et l’imagination peuvent se rencontrer et ont du temps pour enfin coucher ensemble, baiser, se reproduire, s’additionner. L’orage est à sa place. La rumeur. Les sons de lavabo. La mémoire. Pas l’action. Ni le raisonnement. Les mirages absurdes d’un corps pensant avec ses muscles.
On recommence.
Se retournent les pensées dans de nouveaux personnages qui sont et ne sont pas nous-mêmes. Le presque rêve. La presque sensation, presque odeur. À cet instant furieux, tu échangerais le plus pur de tes rêves contre une main qui griffe là où ça gratte. Te rayer la peau comme l’écrevisse le sable. Joueur malgré toi, le corps sue. Pas beaucoup mais un peu, et pas partout, et pas tout le temps. La sueur infiltre le drap qui est l’indispensable-qui-gène. Yo-yo.
On recommence.
Autre position, autre monde. Plus sûr, celui-là. Paisible enfin, et sans scrupules, il t’autorise le rythme lent de l’aiguilleur de sang, que tu entends vrombir sous le capot et flip-flaper tel un hibou. Par ici les fluides, on irrigue, on irrigue, on s’active pour le sommeil. Les poils qui frottent contre l’oreiller sont une nuée de mouches. Dormir, c’est une histoire d’attitude. Un style. Poser pour une publicité, pieds nus, moquette et compagnie, c’est dormir. Mais là, non, toujours pas de sommeil, juste du repos. Un dépôt sur un compte en banque, qui attend son transfert. On dit bien que l’argent dort, lui. Salauds de pauvres.
On recommence.
Se redresse, plié en angle droit, dos contre le mur. Regarde tes jambes engourdies, douloureuses d’immobilité, de mouvements contraints. Muselière, camisole, la nuit érige des statues sanguines à la gloire de la folie. La peau, muse hybride de ton dedans et du hors-je, en est la frontière. Tu respires mieux comme ça, et tu récupères un peu d’air, de conscience, on se rend compte de la couleur de tes fantômes. C’est bon, j’ai goûté un peu au ridicule, alors recommence.
Tu n’es pas seul dans le lit, et l’autre corps dort. Poids inutile et narguant. Mettre ta respiration au rythme de sa respiration masquera sa respiration, ou ta respiration
? Tu ne sais pas. Tu essayes. Tu respires. C’est ta respiration qui reste.
Tu respires.
Le souffle, trait invisible qui prolonge le nez jusque ton coude te maintient en rythme et réveillé, tatoueur discret qui souligne la courbe de ton bras. Il faut bouger. Pouls. Il faut bouger et se rendre compte qu’on s’est trompé, qu’il n’y a pas d’autre corps dans ces draps. Tu es seul et te rassures, et c’est tant mieux tant la place est prise par des idées qui sont vivantes et tremblantes. Que tu ressasses. Les allers et retours de toutes les possibilités de rêves qui n’auront pas lieu. Ne pas dormir est inoffensif si tu rêves. Ne pas rêver, c’est la folie qui rampe et prend ta place. Tes idées si tremblantes, si vivantes, deviennent le cancer qui ronge ton corps, en route pour l’abstraction.
 »

Alcool

Une danseuse sonorisée, deux musiciens, un public sous casques, une perche tendue entre eux.

Anne Palomeres danse Nicolas Stephan saxophone(s) Théo Girard contrebasse Gilles Olivesi son/traitement Corentin Vigot perche

nicolas stephan « unklar »

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artwork by Stephka Klaura
Nicolas Stephan saxophone
Fanny Ménégoz flûtes
Antonin Rayon orgue hammond B3 / clavier basse
Benoit Joblot batterie
Nouveau projet mené par Nicolas Stephan, « Unklar » regroupe quatre musiciens qui flirtent avec les équilibres, jouent à presque tomber, et s’amusent à révéler l’instable des choses. Entre autres manigances, ils tentent de faire entendre ce que serait le monde si.

Concerts

Le 14 décembre à l’atelier du plateau (paris)
Le 12 mai aux Voutes (Paris)
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Concerts passés
Le 10 novembre au Zorba (paris)
Le 25 septembre au chat noir (paris)
Le 19 mai à l’âge d’or (Paris aussi)
Enregistré par Corentin Vigot au théâtre « les poussières » à Aubervillier.

Ars circa musicae

Ars Circa Musicae réunit 3 improvisateurs d’horizons différents pour explorer « l’art autour de la musique », où « le cirque dans la musique artistique » , où « la musique autour de l’art », on ne sait plus très bien. Ce qui est sur c’est que ça explore…
Nicolas Stephan saxophone
Pierre Alexandre Tremblay basse/traitement électro acoustique
Sebastien Brun batterie
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Sur cette page se cachent les deux groupes qui ont marqué l’histoire de Sophie aime, Le Bruit du [sign], et le Woland Athletic Club. Voilà de quoi suivre les traces…

Woland Athletic Club

Un quartet tout simplement divin. Une musique qui recherche sa mère…
Le Woland Athletic Club réuni musiciens, sportifs internationaux, hôtesse de l’air, barbus en cuir autour d’un grand projet : sauver le monde de la défaite. Une expérience musicale et sportive inoubliable.
Nicolas Stephan voix / saxophone
Antonin Rayon orgue hammond B3 / clavinet / glockenspiel
Sebastien Brun batterie et …
Anne Sophie Arnaud présence physique
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Culturopoing
« Voila qui s’appelle un ovni. Et vous savez quoi ?
J’aime les Ovni »

Jazz News
« Un grand disque baroque et bien barré »

Le Bruit du [sign]

Le Bruit du [sign] à parcouru la terre, de l’Ethiopie au canada, en passant par l’Angleterre, de 2003 à 2012.
Deux albums, un langage particulier, originale, et des rencontres multiples, avec le dessinateur Pierre Constantin, les danseurs Melaku Belay et Zinesh Tsegay, ou encore Lorca Renoux, ainsi que le photographe Johann Verspuy. Le film « au temps pour moi » de Fabien Fisher raconte leur denière création sur la danse ethiopienne « eskesta ». Ils ont également croisés la route du Collectif londonien LOOP pour plusieurs échanges.
Nicolas Stephan saxophone(s)
Jeanne Added voix
Julien Rousseau trompette/bugle/saxhorn
Julien Omé guitare
Théo Girad contrebasse
Sebastien Brun batterie

Zack Camoun son
Live @ radio france « jazz sur le vif »
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Jazz mag
« Rencontre de jeunes talents marquée du sceau de l’intelligence. Une musique exigeante, conçue comme un opéra »
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L’humanité
« Une merveille d’intelligence et d’allegresse »

Jazz mag
« Le bruit du sign donne a entendre un genre nouveau »
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